samedi 1 août 2015

Le livre brûlé 2 - Dans les eaux noires du lac


"- Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux
Comme la grive pour être ivre
Le printemps pour être amoureux..."
Louis Aragon

Après la lecture du premier tome de cette série, il me tardait de découvrir la suite, tant les questions en suspens étaient nombreuses.

Si ce deuxième et dernier volet de cette série alliant fantastique et Histoire a répondu à mes attentes, il m'a cependant un tout petit peu moins emballée qu'escompté.  Avant de tenter d'expliquer pourquoi, un petit topo concernant la trame narrative.  

Chris, l'ado du Morvan, et Ulrich Hochgöriah,  le luthier allemand, se disputent toujours le fameux livre qui brûle d'André Chanterel, ce résistant exécuté par l'ennemi.  Si pour Chris, c'est le livre lui-même qui lui a confié une mission, les desseins de l'Allemand restent nébuleux. Tous deux sont à égalité puisqu'ils ont connaissance du mystérieux poème codé de son auteur. Une curieuse chasse au trésor débute.  Celle-ci risque bien de remuer un passé trouble, enfoui au plus profond des mémoires, depuis plus de 70 ans...  Un secret qui ne laisse en paix ni la nature, témoin des faits, ni les descendants des protagonistes.

Avec ce tome deux, l'auteure mélange toujours avec grand art phénomènes fantastiques et pages peu glorieuses de notre histoire sous l'Occupation.  Avec comme objectif final de démontrer que ce conflit a fait bien des victimes collatérales, et ce dans tous les camps.  Et, en toile de fond, cette vérité : les apparences sont souvent trompeuses !  A travers ce récit, s'exhument aussi des termes honnis : corbeau, délation, Gestapo, déportation, ...

En outre, la clé du mystère se transmet de grand-père à petit-fils. Une bien belle manière de rappeler combien il est important de dialoguer avec nos aînés. 

Là où j'ai moins adhéré, c'est au niveau de la relation entretenue entre Chris, le héros, et Irène, sa comparse dans l'aventure. J'aurais préféré qu'ils soient plus proches en âge, qu'ils puissent être amoureux et, ainsi, pourquoi pas, réécrire l'Histoire...  Mais bon, je suis consciente que c'est mon côté fleur bleue qui parle...  Surtout que ce choix de l'auteure n'est pas inintéressant puisqu'il lui permet d'étoffer son personnage secondaire et d'ajouter une intrigue dans l'intrigue.

"Elle était si vivante dans l'ombre palpitante du feuillage, si droite et si courageuse...  (...)  Vivante comme toutes les jeunesses passées et à venir. Comme tous les étés qui reviennent, malgré la folie des homes, avec leur espoir de soleil, de verdure et de fruits."



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