dimanche 11 janvier 2015

Typos 2 - Poison noir

Flammarion, 01/10/2014

"Pour devenir journaliste, il faut aimer la vérité et ne pas avoir peur de l'affronter."

Une citation qui, suite aux événements de ces derniers jours, a une sonorité bien particulière !

Dans ce deuxième tome de Typos, on retrouve, dans une société du futur, Arlequin, Dusker, Gipsy et Morph, nos quatre jeunes étudiants en journalisme, membres de la société secrète Typos, chargée, via son journal clandestin, de faire triompher la vérité.

Cette fois-ci, il s'agit de dénoncer les agissements criminels d'une société agroalimentaire qui propose au prix fort des semences miraculeuses résistant au champignon noir, cette micro-bactérie qui a détruit toutes les cultures et a entraîné une crise économique et alimentaire sans précédent.  Trouver des preuves qui l'incrimine ne sera pas une mince affaire.  Surtout qu'en chemin nos héros recroiseront la route de leur ennemie de toujours, la société K-Lab, la multinationale qui manipule l'information au profit du plus offrant.

Une fois la surprise passée quant au changement d'auteur - ce tome n'est plus écrit par l'auteur de la série à succès Ulysse Moore, Pierdomenico Baccalario, mais par Guido Sgardoli -, je me suis plongée dans ce récit.  Après une première partie un peu plate où l'auteur s'approprie les héros et redéfinit les forces en puissance, on entre vraiment dans le vif de l'action lorsque l'un des membres de Typos est kidnappé. Ensuite, les péripéties s’enchaînent rapidement et on ne déplore plus aucun temps mort.  

A l'action s'ajoute même en prime l'ébauche d'une histoire d'amour...  Au programme également quelques révélations sur l'enfance de nos héros ainsi que quelques clés (on est loin de tout savoir) pour comprendre les origines de leurs super pouvoirs (Arlequin détecte tout mensonge, Dusker a une force surhumaine, Gipsy ne ressent aucune douleur et Morph est capable de modifier la physionomie de son visage).  Et puis, par dessus tout, quelques réflexions sur les journalistes qui, tels des chevaliers blancs, pourchassent la vérité, parfois même au péril de leur vie. Une référence aussi à l'histoire du journalisme avec un clin d’œil à l'affaire du Watergate, et plus proche de nous, au "User Generated Content, le contenu généré par les utilisateurs".

On retrouve également d'autres thématiques intéressantes qui tournent autour des OGM, de la génétique en agriculture et de la biodiversité.  Avec ce questionnement quant à l'avenir de l'homme qui ne se situe pas comme on pourrait le croire dans la technologie mais bien dans les ressources alimentaires. Sans nourriture, l'homme n'est plus !  

"Essayez de manger des machines pour voir."

Un tome qui pourrait s'achever sur le fameux "tout est bien qui finit bien" si l'auteur ne nous gratifiait pas d'une dernière information qui fait tout basculer et nous laisse dans l’expectative.

"Une "vérité" déclarée cachait toujours la réalité, souterraine."

Bref, un titre d'anticipation d'actualité !  Le passage du flambeau entre Pierdomenico Baccalario et Guido Gardoli est plutôt réussi !  Hâte de découvrir la suite.

Le tome 1, Fragments de Vérité...


1 commentaire:

  1. Intéressant, je n'avais jamais entendu parler de cette saga, mais là j'avoue qu'elle m'intrigue beaucoup ! :)

    RépondreSupprimer

Un petit commentaire, c'est toujours sympa...