dimanche 6 octobre 2013

Il faisait chaud cet été-là



L'été ?!  Plus trop d'actualité me direz-vous !  Mais, parfois, il y va des livres comme des rencontres, ils vous tombent dessus à des moments improbables... Celui-ci, c'est ma cadette qui me l'a déposé hier soir sur ma table de nuit en me disant : "Tiens !  J'ai dû lire ça pour l'école...  La prof n'a pas trop aimé et moi, j'ai pensé tout le long à Alison, la méchante morte de Pretty little liars !"

Ces quelques mots ont suffi pour piquer ma curiosité ! En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, les 62 pages étaient lues...


"Tu te souviens, Violette, il faisait chaud cet été-là. Nous étions parties en vacances chez ta grand-mère, en Provence.  C'était l'été de nos quatorze ans."
Blanche se trouve insignifiante, transparente...  Aussi lorsque Violette, la star du collège, s'intéresse à elle, elle est sur un petit nuage.  Le bonheur est à son comble quand l'adolescente l'invite à passer l'été avec elle.  Pourtant, de fil en aiguille, un malaise grandissant s'installe...

Ce récit rédigé en "je" et en "tu" est une chronique a posteriori d'un été où tout bascule.  Sous ses dehors de fille parfaite, Violette cache une part d'ombre inquiétante.  Ses relations tendues avec ses proches, ses brusques changements d'humeur, ce besoin d'absolu,... le crient mais Blanche  se laisse bercer par les apparences.  Aussi, lorsqu'elle ouvre enfin les yeux, il est presque trop tard !

Blanche veut alors comprendre.  Elle ne peut tourner la page sans cela.  La découverte de la vérité laisse comme un gout amer...

En quelques pages, l'auteure brosse le portrait de deux adolescentes que tout oppose.  Si l'une, malgré des origines plus modestes, peut se reposer sur l'amour de ses proches et à la tête sur les épaules ; l'autre, se laisse peu à peu ronger par ses démons intérieurs.


"Quelquefois je t'observe.  Quand tu ne sais pas que je te regarde, ton visage n'est pas le même.  Il est plus ombrageux.  Comme si le ciel bleu se couvrait soudain de gros nuages noirs.  Comme si le tonnerre allait gronder, le vent souffler, la tempête se lever."  

La chaleur étouffante de cet été, leitmotiv de ce récit, illustre à merveille la tension qui s'installe entre les deux amies.  Si le drame est annoncé, on se demande quelle forme il va prendre... On s'interroge aussi sur la pathologie dont souffre Violette et sur le traitement qui lui est réservé.  A ce sujet, j'aurais aimé davantage d'éclaircissements sur le pourquoi et le comment elle en arrive là.  Le "aucun n'a pu nommer vraiment sa maladie" de la grand-mère m'a quelque peu laissé sur ma faim... même si comme elle l'ajoute "on ne sait pas encore tout sur la chimie du cerveau". 

En bref, un thriller psychologique prenant qui se lit d'une traite mais aurait peut-être mérité un traitement plus long...

Retrouvez les avis de mes copinautes d'A l'ombre du grand arbre : Pépita-Méli-Mélo de livres et Alice-A lire aux pays des merveilles.

Pour aller plus loin dans ce thème, je vous conseille Tendre démence d'Amandine Fairon.

1 commentaire:

Un petit commentaire, c'est toujours sympa...