mercredi 7 août 2013

Le trésor des Templiers et Les Disparus de Montaguil - deux aventures du Félin, chevalier agent secret


Après avoir découvert cette série historique avec Péril au monastère, j'ai eu le plaisir de retrouver le Félin et tous ses amis dans ces deux nouvelles aventures moyenâgeuses.
 
Dans Le trésor des Templiers, de mystérieux voyageurs parcourent le pays et trouvent refuge chez le seigneur de Montbrisac.  A leurs trousses, les hommes du roi Philippe le Bel secondés par une bande de mercenaires à leur solde.  Qui sont ces voyageurs ?  Pour quelle raison sont-ils pourchassés par la milice royale et, surtout, que transportent-ils de si précieux ?  Une nouvelle mission périlleuse  pour Isabeau, la fille du seigneur ; le chevalier Yvain de Bréa dit "le Félin"  et son écuyer...

Dans Les Disparus de Montaguil, la situation est encore bien plus critique pour le Félin : sa belle Isabeau et le génial maitre Pirus ont disparu.  Qui est derrière ce double kidnapping : le seigneur de Montaguil, leur hôte qui a essuyé un refus d'Isabeau ; son frère, le fantasque Charles, ou les redoutables chevaliers teutons invités au tournoi ?  Le temps presse et, pourtant, l'enquête s'annonce ardue pour le chevalier espion ! 
 
Dans ces deux tomes, on retrouve les ingrédients qui font le succès de la série : un fond historique, des explications claires en notes infrapaginales, de l'aventure, une pincée de romantisme, des inventions à la James Bond du XIVe siècle, de la "baston", de l'humour, etc.
 
Les Disparus de Montaguil est en outre agrémenté de nombreuses illustrations de Laurent Miny et on y apprend même quelques rudiments d'allemand.
 
 "Que lui avez-vous fait ?  demanda le chevalier, qui devait se retenir pour ne pas sauter à la gorge de son interlocuteur."
 
Pourtant, ma préférence va à ce fameux trésor des Templiers qui n'en finit pas de faire couler l'encre (vaut mieux ça que le sang, me direz-vous).
 
Tout d'abord, on y apprend une page de l'histoire de France, celle où Philippe le Bel craignant le pouvoir grandissant de l'Ordre des Templiers, ordonne son élimination et la confiscation de ses biens. 
 
Ensuite, tout au long du récit, on assiste à un gigantesque tour de passe-passe : le trésor n'est jamais là où on le croit.  Tous les personnages sont bernés à tour de rôle et le lecteur également. 

Enfin, outre cette intrigue bien ficelée, on s'amuse de l'évolution des relations entre Isabeau et l'élu de son cœur.  Celui-ci tarde à déclarer sa flamme malgré les appels à peine déguisés de la belle.  Pourtant, ici, la jalousie de notre chevalier sera mise à rude épreuve.  De plus, il perd de sa superbe lors d'une rencontre musclée avec des bergers, ce qui nous donne droit à un moment plein d'humour.  

"- Ah, enfin nous fommes varrivés !  s'exclama Gilles en crachotant.  Il éfait femps, v'ai une faim de loup !  Pas fous, meffire ?

Le pauvre avait pris quelques sérieux coups de bâton dans la figure, qui lui avaient boursouflé la lèvre supérieure et l'œil gauche.

- Fi, répondit le chevalier.
Sans être aussi défiguré que son écuyer, il avait tout de même essuyé un coup assez méchant pour lui tuméfier une partie de la bouche. (...) 
- Qu'est-fe qu'on va leur dire ?  s'inquiéta Gill .
- F'il te plaît, n'en rajoute pas.
Ils repartirent, s'efforçant l'un comme l'autre de conserver, par une démarche franche et un air farouche, un semblant de dignité." 
 
Cet épisode nous le rend encore plus sympathique et, comme Isabeau, on fond !
 
En bref, d'agréables petites lectures où l'on apprend tout en s'amusant !
 
Au fait, et vous, connaissez-vous le sens des mots suivants * ?
 
  • estourbir
  • aigrefin
  • oublies
  • routiers
  • galeron
  • Jacquets
  • poulaines
* réponses ci-dessous





















* estourbir : assommer
* aigrefin : un escroc
* oublies : sortes de petites gaufres minces roulées en cornet
* routiers : au Moyen Age, brigands qui pillaient en bande les campagnes
* le galeron (qui a donné le mot galurin) était une coiffe de fauconnier, dont la visière pointue avançait sur le front
* Jacquets : mot désignant les pèlerins de Compostelle
* poulaines : chaussures à pointe démesurément longue



 

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