mercredi 24 juillet 2013

Le coupable rêvé


Mijade, 2007
 
Avec ce titre, Frank Andriat s'associe avec le scénariste de BD et auteur de romans policiers, André-Paul Duchâteau, pour nous offrir une histoire haletante.
 
Tommy s'est toujours tenu éloigné de Daniel Fatucci, le pire élève du bahut.  Aussi, le ciel lui tombe quasi sur la tête lorsqu'il apprend que son père, professeur de lettres dans leur lycée, est tombé amoureux d'une jolie libraire qui, point positif, partage son amour des livres mais qui, point négatif, n'est autre que la mère de son condisciple de classe.  Les choses s'enveniment rapidement : Daniel fait tout pour casser l'histoire de sa mère, au grand dam du père de Tommy.   Et cela vire au cauchemar quand le père de Tommy se retrouve accusé de l'agression dont Daniel a été victime...
 
"Je n'avais encore jamais éprouvé ce sentiment d'être tombé dans un piège machiavélique où je m'enfonçais  davantage chaque fois que je faisais un effort pour me libérer."
 
Dans cette histoire, on assiste à la descente aux enfers d'un homme qui se débat maladroitement pour prouver son innocence.  Tout semble se liguer contre lui.  Pas simple, il est vrai, de se battre contre la rumeur qui, insidieusement, fait son travail de sape.  En un claquement de doigt, sa vie bascule et, d'homme honnête et respecté, il devient le coupable rêvé.  A lui et à ses proches de prouver vaille que vaille son innocence.  Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il lui faudra se battre jusqu'au bout !
 
Mais ce titre n'est pas qu'un thriller policier.  Comme la plupart des ouvrages de Frank Andriat, le cadre de cette aventure est l'école.  Un milieu qu'il connait parfaitement bien puisqu'il est lui-même enseignant.  Il évoque ici plus particulièrement le cas d'un élève jugé difficile qui a du mal à gérer sa colère. 
 
"Ceux qui détruisent causent du tort aux autres et, même s'ils ne le voient pas, se blessent aussi eux-mêmes."
Son analyse psychologique est comme d'habitude très fine.  Coutumier des fins positives, l'auteur permet en outre au personnage d'évoluer dans le bon sens.  Il démystifie aussi l'image des professeurs en les présentant comme des hommes comme les autres... 
 
En filigrane également, il évoque les difficultés relationnelles qui peuvent naitre au sein des familles recomposées, le mal-être vécu par les ados éloignés d'un de leurs parents.  Des situations familiales auxquelles sont confrontés de plus en plus de jeunes.
 
Ajoutons encore une petite pincée de flics pourris et vous aurez ainsi l'essentiel des ingrédients de ce petit roman policier plutôt bien ficelé.

2 commentaires:

  1. J'ai déjà lu un titre de ce duo mais ce n'est pas celui-ci.
    Ce titre m'est tout à fait inconnu.

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