mercredi 29 mai 2013

Ulysse Moore IX : Le labyrinthe d'ombre

 
Après avoir découvert le Village qui se meurt et fait connaissance de sa dernière habitante, Rick, Jason et Anita se retrouvent devant une porte du temps inachevée.  Un dilemme s'offrent à eux : la franchir et peut-être découvrir le secret des bâtisseurs de portes ou, au contraire, jouer de la prudence et rebrousser chemin.  Fonceur comme à son habitude, Jason ne se pose guère de questions, passe de l'autre côté et se retrouve séparé de ses amis.
De son côté, Tommaso, l'ami vénitien d'Anita, inquiet de ne pas avoir de nouvelles de son amie, décide de rejoindre Kilmore Cove où il retrouve Julia.
Tapis dans l'ombre, les Incendiaires les surveillent de près...
 
"L'imagination est un arbre. Elle possède les vertus assimilatrices de l'arbre. Elle est racines, et elle est branches. Elle vit entre terre et ciel. Elle vit dans la terre et dans le vent."

Un 9e tome déjà pour les aventures d'Ulysse Moore.  Celui-ci relance à mon sens tout l'intérêt pour la série.  L'intrigue rebondit de plus belle.  Nos jeunes héros approchent de très près le secret des bâtisseurs de portes.  Entre parenthèses, l'énigme proposée pour y arriver n'est pas piquée des vers...  L'éditeur nous met d'ailleurs au défi de la résoudre !  Avis aux plus perspicaces ! Par contre, côté des ainés, les mystères s'épaississent : des personnages disparus font leur retour, d'autres se révèlent sous un autre jour.  Idem du côté des "méchants" où, comme toujours, l'habit ne fait pas (nécessairement) le moine et tout est plus compliqué que le fameux clivage manichéen entre le bien et le mal !
 
Autre plus de ce tome, entre nos jeunes, l'amitié fait peu à peu place à un sentiment plus amoureux, déclaré, voire parfois secret...  Ces amourettes d'ados sont prises à la légère par Nestor, le bourru, mais il n'en est évidemment pas de même pour Julia, Jason et leurs amis.
 
Côté humour, on est gâtés avec le trio des cousins Flint.  Bêtes plus que méchants, ils font furieusement penser aux fameux Dalton, inlassablement poursuivis par Lucky Luke.
 
En ce qui concerne les illustrations, Iacopo Bruno poursuit sa galerie de portraits.  Ici, il nous présente, toujours avec le même talent, les nombreux personnages secondaires de l'aventure.  Ces portraits, disséminés tout au long des volumes,  nous permettent d'avoir une idée bien précise de l'ensemble des protagonistes. 

Quant à la narration, l'auteur poursuit sa trame habituelle et nous raconte en alternance les aventures des uns puis des autres jusqu'au final où tous (ou presque) finissent par se rejoindre.  Sa façon de procéder ajoute encore plus de suspense à l'ensemble, ce qui n'est pas pour déplaire.

Dernier point intéressant : l'effet de miroirs proposé par l'auteur, déjà développé dans les précédents tomes mais qui trouve son apogée dans celui-ci.  L'auteur, le traducteur ainsi qu'un lecteur des plus fanas des premiers tomes se retrouvent eux aussi plongés au coeur des aventures !  Cette approche tend bien évidemment à faire douter le lecteur : et si les lieux imaginaires existaient réellement !
 
Tout concourt donc pour, qu'à nouveau, nous soyons embarqués dans cet univers parallèle qu'on rêve furieusement de visiter...  On se mettrait presque aussi à rêver qu'au détour du labyrinthe, on puisse admirer les multiples inventions de Peter Dedalus, sorte de Leonard de Vinci du XXe siècle.
 


"Je crois cependant que les êtres humains, par leur essence même, se contentent de vivre dans une partie restreinte du monde où ils sont nés.  Ils ne pourraient pas supporter d'aller au-delà de ce monde connu.  Chacun de nous accepte tôt ou tard l'idée qu'il ne pourra comprendre qu'un nombre limité de choses au cours de sa vie. Chacun de nous fait alors semblant de croire que ce monde réduit équivaut au tout. C'est la seule façon de vivre sereinement, sans être accablé par les doutes."
 

Vous n'êtes pas de cette trempe-là ?  Un seul conseil : poursuivre la lecture de cette saga fantastique !
 
Pour les autres tomes, consultez le sommaire des chroniques à Pierdomenico Baccalario...

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