dimanche 14 avril 2013

Le Félin Chevalier agent secret - Péril au Monastère


En pleine mission d'espionnage, Yvain de Bréa, alias le Félin, est rappelé d'urgence par son seigneur, Hugues de Montbrisac.  Celui-ci  lui confie une mission de la plus haute importance : escorter sa fille Isabeau qui désire se rendre chez sa cousine en couches.  La petite troupe se met en route : Yvain et son fidèle écuyer, Gilles d' Estrée ; Isabeau et sa non moins fidèle servante Francine.  En chemin, ils se retrouvent délestés de leurs biens et c'est penauds et trempés jusqu'aux os qu'ils se présentent aux portes d'un bien étrange monastère !  Ne se sont-ils pas jetés dans la gueule du loup ?
 
Avec cette série, Arthur Ténor nous plonge dans ce que le Moyen Âge a de plus féerique : la chevalerie, son idéal de défense de la veuve et de l'orphelin, son amour courtois...  Bien évidemment, tout est loin d'être rose : nos héros devront bien sûr se battre, et pas qu'à mains nues !  Mais ne nous effrayons pas, si victimes il y a, l'auteur ménage son jeune lectorat.  Exit donc les descriptions sanguinolentes et la violence gratuite !
 
Le succès de ce premier épisode réside d'ailleurs davantage dans la personnalité des protagonistes que dans les actions proprement dites. Trois sortent du lot.  A commencer par le héros éponyme, le Chevalier Yvain, sorte de James Bond du Moyen Âge qui allie bravoure, agilité et intelligence.  Pour l'aider dans ses missions, il peut compter sur les gadgets de l'époque mis au point par maitre Pirus : gantelets à griffes d'acier rétractiles, toupie-surprise, bâton-à-feu, etc.  Il peut également se reposer sur son jeune écuyer à qui il voue une affection toute paternelle.  Seul défaut à son actif : son côté un peu bourru avec la gent féminine !  Tout le contraire de Gilles justement qui, bien qu' écuyer prometteur, se montre bien trop bavard et fougueux, ce qui lui vaut, parfois, de cuisantes déconvenues ! 
"- Ne soit pas si impatient de devenir un homme, (...).  Car dès lors que tu en seras un, finis égards et indulgences, et crois-moi, les punitions de la vie seront autrement plus sévères et douloureuses."
 
Leur tandem fonctionne bien !  A l'action et à la réflexion de l'homme mûr se mêlent l'humour et la fraicheur de la jeunesse.  Quant à Isabeau, elle représente tout le paradoxe d'une héroïne de cette époque : criant à la vue d'un serpent mais ne supportant pas être mise sur le côté une fois la bataille venue.  Ses manoeuvres pour se rapprocher du chevalier de son coeur m'ont fait sourire !
 
Pour revenir à l'intrigue de cet épisode et à ses qualités, elle est plutôt simple sans être simpliste (n'oublions pas que ce titre s'adresse aux plus jeunes) et le dénouement, résolument positif, met en avant des valeurs importantes comme celles de la solidarité et du pardon.
 
Bref, même s'il ne s'agit pas de mon titre préféré d'Arthur Ténor, je lirai avec plaisir les deux autres tomes en ma possession.  Histoire de découvrir si ce James Bond moyenâgeux tient toutes ses promesses...
 

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