samedi 5 janvier 2013

La fourmilière - Prix Farniente 13+ (4)


"Si tu savais à quel moment ta vie allait commencer à dérailler, est-ce que tu arrangerais les choses avant qu'il soit trop tard ?"

L'histoire :
 
Londres, un immeuble minable, des gens qui n'ont aucun point commun : une mère-enfant irresponsable, une enfant délaissée, une vieille dame un peu fouineuse, un ado fugueur, ...  Le Dr Hopkins affirme dans son livre La Fourmilière "qu'une fourmi seule ne peut accomplir de grandes choses, mais qu'ensemble elles sont capables de soulever des montagnes."  Cette théorie s'applique-t-elle aux habitants du 33, Georgiana Street ?

Mon avis :
 
La fourmilière est le quatrième et dernier titre de la sélection du Prix Farniente 13 + 2013 que je lis et, le hasard fait bien les choses, j'ai gardé le meilleur pour la fin car, des quatre titres, c'est de loin mon préféré.  Ce choix ne fera sans doute pas l'unanimité auprès de mes élèves.  Ils préféreront sans nul doute Terrienne ou Epic, où il y a davantage d'action...  Je suis néanmoins curieuse de recueillir leurs votes...
 
Ce titre de Jenny Valentine m'a plu pour diverses raisons. 
 
Tout d'abord, même si l'histoire n'a rien d'extraordinaire, les personnalités de ce roman sont, elles, extraordinaires.  Les deux jeunes héros, d'une intelligence et d'une sensibilité hors du commun ont en face d'eux une vieille dame toute ridée, qui ne paye pas de mine, a une grande gueule mais surtout le coeur sur la main...
 
Ensuite, ce titre est bourré d'espoir.  Malgré les erreurs, parfois conséquentes, des uns et des autres, tout le monde peut s'amender et prétendre avoir droit à une seconde chance...  En cela, ce titre est porteur d'un message positif qui fait du bien.

De plus, bien qu'il s'agisse d'un récit de vie, l'auteure a construit sa narration de telle sorte qu'elle maintient le suspense jusqu'au bout.  On se doute dès le départ que Sam ne quitte pas sa campagne sans raison mais celle-ci n'est révélée qu'au moment opportun.  De même, l'alternance des points de vue des deux enfants donne bien plus de profondeur au récit.  Et il bien difficile d'abandonner sa lecture avant d'avoir le mot de la fin.

Enfin, même si cette histoire pourrait très bien s'assimiler à un conte de Noël, on est loin d'un récit "gnangnan".  Les personnages sont truculents et l'auteur ne fait aucun mystère sur les misères qui peuvent toucher les individus d'une grande ville ni sur la cruauté dont les jeunes peuvent faire preuve les uns envers les autres.

En conclusion, un vrai coup de coeur qui vous fera aimer la myrmécologie !

Pour aller plus loin :



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