jeudi 27 septembre 2012

Le magasin des suicides


L'histoire:

"Vous avez raté votre vie?  Avec nous, vous réussirez votre mort!" 
Tel est le slogan du Magasin des Suicides tenu fièrement par la famille Tuvache.  Cette enseigne a pignon sur rue et se targue de fournir un service de qualité depuis dix générations.  Pourtant, depuis la naissance d'Evan, leur fils cadet, les choses vont de mal en pis.  L'enfant sourit sans arrêt et n'a de cesse de voir le bon côté des choses...  Voilà qui est bien contraire à la philosophie de la maison!
 
Mon avis:
 
Mon objectif de lecture était très précis: relire ce titre avant de découvrir d'une part l'adaptation animée de Patrice Leconte et d'autre part la bande dessinée du même nom.  Qu'y ai-je retrouvé?
 
Une bonne dose d'humour...  noir pour commencer!  Rire, voire grincer des dents, ça ne fait pas de tort!  C'est même salutaire.  Ca permet de relativiser nos petits bobos et d'apprécier la vie à sa juste valeur.  Dans ce registre, la justification du choix des prénoms des enfants Tuvache, en particulier celui d'Alan, est des plus savoureuse.  Vous découvrirez ainsi pourquoi le logo d'Apple est une pomme croquée!
 
Une pincée d'érotisme aussi lorsque Maryline, la fille ainée des Tuvache, découvre qu'elle est jolie...  L'auteur nous convie alors à assister à une danse des plus sensuelles.
 
Un brin d'anticipation et de critique écolo.  L'histoire se déroule dans un futur où notre planète est bien déglinguée: il pleut de l'acide sulfurique, le désert a progressé jusqu'à Prague, la couche d'ozone est complètement détruite...  La responsabilité en incombe au XXI siècle qui n'a pas agit à temps.  Tiens !  Tiens !  Qui l'eût cru ? 
 
Une bouffée d'optimisme bien sûr.  Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.  Et le petit Alan va à lui seul révolutionner ce petit monde morose dans lequel il vit depuis la naissance.  "Tout en lui engendre une espérance tellement anachronique dans l'époque."  " (...) avec son optimisme, il ferait fleurir un désert..."  Pour ponctuer son intervention, quelques références musicales qui donnent la patate et que vous risquez de chantonner toute la sainte journée :

"Il en faut peu pour être heureux, très peu pour être heureux..."
"Boum!  Quand notre coeur fait Boum..."
 "Oh!  Oh!  Ce serait le bonheur..."


Une évolution télégraphiée, un peu trop sucrée  certes mais néanmoins sympathique.  Intéressant de suivre le cheminement de ces personnages particulièrement typés, contaminés par l'optimisme dégoulinant du cadet de la famille, amenés à se reconvertir pour leur plus grand...  bonheur.  Le mot de la fin, quant à lui, clôt ce récit caustique de manière magistrale!
  
Mais ce qui m'a frappé, ce sont les descriptions particulièrement visuelles de l'auteur: les personnages, le magasin, les "marchandises" proposées aux clients, ...  Les images du film ou de la bédé seront-elles à la hauteur de ces pages hautes en couleur? 
 

Verdict pour l'adaptation bédé... (suivez le lien)

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