vendredi 18 mai 2012

Et si c'était à refaire...


Editions Robert Laffont 2012

L'histoire:


Andrew Stilman, journaliste au New-York Times se fait assassiner et se réveille...  deux mois plus tôt à quelques encâblures du lieu du crime!  Il lui reste deux mois pour découvrir qui lui en veut à ce point et empêcher que cela ne se produise!  Une seconde chance en quelque sorte!  Encore faut-il ne pas réitérer les erreurs du passé...  ou plutôt du futur!

Mon avis:


"Si c'était à refaire"...  Combien de fois n'avons-nous pas rêvé de pouvoir revenir dans le passé et pouvoir effacer une action et son "effet papillon"...  Andrew Stilman a cette chance, cette seconde chance.  Encore faut-il qu'il trouve quel est ce petit grain de sable qui a enrayé la machine et a conduit à cette issue fatale: son meurtre!

Ce roman est un thriller haletant!  Jusqu'au bout, on s'interroge sur l'identité du meurtrier.  La liste des suspects est assez longue.  De nombreuses personnes, autant dans son environnement privé que professionnel, auraient des raisons de lui en vouloir.  Par ses articles d'investigation notamment, il a bouleversé la vie de nombreux quidams.  Le témoignage de Capetta, une de ses "victimes", un père adoptif brisé par sa révélation concernant des enfants chinois arrachés à leur famille d'origine et proposés à l'adoption, m'a particulièrement touchée.  Toute vérité, même bonne à dire, n'est pas sans conséquence!

Le personnage d'Andrew est particulièrement bien brossé.  Pas vraiment sympathique, pas non plus antipathique.  Un homme tout simplement, avec ses forces et ses faiblesses, capable néanmoins de s'amender et de tirer des leçons de ses erreurs passées.  Même si je n'ai pas éprouvé de réelle empathie à son égard, je n'ai eu de cesse de découvrir le fin mot de son histoire!

Avec d'une part Pilguez, le flic à la retraite qui, malgré les apparences, va accepter d'aider notre journaliste et, d'autre part, son meilleur ami Simon, ils forment un trio intéressant.  Alors que le policier à la retraite fait référence aux affaires étranges auxquelles il a été confronté dans sa carrière, il évoque le cas d'un type qui avait enlevé une femme dans le coma sur son lit d'hôpital -sympathique clin d'oeil de l'auteur à l'un de ses autres titres phares!

L'enquête sur son futur meurtre est indissociable de ses articles d'investigation.  La lecture de son papier sur la dictature argentine m'a particulièrement révulsée.  Surtout que ces pages arrivent sans crier gare et que je n'étais vraiment pas préparée à une telle lecture.  Cet aspect journalistique du roman constitue cependant sa force et sa colonne vertébrale.

Dans le dernier quart du livre, les évènements s'accélèrent (au sens figuré comme au sens propre).  D'un côté, Stilman poursuit son enquête en Argentine; de l'autre, ses amis poursuivent leurs recherches sur les meurtriers potentiels...  Le suspense est tel qu'on ne peut plus lâcher le livre jusqu'à la dernière page!  Même si j'avais en main quelques pièces du puzzle, je dois avouer qu'il me manquait néanmoins quelques pièces maitresses...

En conclusion, si c'était à refaire?  Un roman que je relirais avec plaisir tant pour la trame particulièrement bien ficelée de l'intrigue que pour le style agréable de l'auteur. 


Avec ce titre, je participe au challenge


1 commentaire:

  1. C'est fou comme les romans de Lévy et Musso peuvent susciter des avis contraires.
    Je viens d'acheter le précédent récemment sorti en poche. Je lirai celui-ci dans un an.

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