lundi 5 mars 2012

Car nos coeurs sont hantés




Ah!  Ce tome 7, je l'attendais avec impatience...  Après un tome 6 très énigmatique où l'auteur distillait une à une toutes les pièces du puzzle, j'espérais que ce volet me permette de les placer, au moins celles des coins...

Et je n'ai pas été déçue...  Ce livre répond à de très, très nombreuses questions existentielles pour tous les fans de la série!  D'autres sont également posées et je me demande comment Erik L'Homme va clôturer la série sur le 8e tome...

L'histoire:

Jasper a passé la nuit avec Nina (en tout bien tout honneur ;-)) et est réveillé en fanfare par Fafnir, son sortilège-espion, qui le prévient qu'Otchi, le chamane sibérien qu'il piste depuis la veille, s'est remis en mouvement.  Direction les sous-sols de l'hôtel Heliott avec l'espoir de retrouver Walter, le chef de l'Association...  Un loup garou terrassé plus tard, le monde bascule!  Jasper et Ombe découvrent un Walter tiré à quatre épingles en compagnie des "trois plus fameux salauds de la ville": Siyah, le magicien noir; Séverin, le vampire et Trulez, le loup-garou...   L'Association vit-elle ses dernières heures?

Mon avis:

Ce tome constitue un pivot dans la série imaginée par Pierre Bottero  et Erik L'Homme.  Les pièces du puzzle se mettent progressivement en place.  On assiste a un nombre incalculable de coups de théâtre et de révélations concernant les personnages principaux comme secondaires mais également concernant l'Association elle-même!  La métamorphose de la secrétaire Rose est de loin la plus étonnante (même si on pressentait qu'elle devait avoir plus d'un tour dans son sac).  Quant aux mystères qui auréolent la nature profonde de nos deux héros, Jasper et Ombe, l'auteur nous oriente sur une piste pour le moins surprenante.  Mais, comme toujours, méfions-nous des apparences!  Il suffit d'ailleurs de se référer à l'un de ses POST-IT pour s'en convaincre: "Une chose qui convainc n'est pas vraie pour autant.  Elle est seulement convaincante..."

Quant à la narration, on assiste toujours à une alternance entre le récit à la première personne de Jasper et celui à la 3e personne centré sur Rose.  S'y intercalent quelques pensées, souvenirs de Jasper ainsi que quelques fameux "Post-It".  Cette manière de découper le récit le rend encore plus haletant.  L'auteur est seul à connaitre le sujet final de son tableau.  De près, nous ne voyons que des taches, nous n'avons pas son recul pour admirer l'oeuvre qui se dessine sous nos yeux!

Du côté des sentiments, nous sommes  là aussi gâtés.  Le texte hommage à la disparition d'Ombe (et à celle de son auteur) intitulé "Un ciel sans bougie" m'a vraiment remué les tripes.  Le désespoir d'Ombe qui se rend compte qu'elle ne pourra plus jamais aimer m'a touché.  Quant aux hormones de Jasper qui travaillent, cela m'a bien fait sourire.  Il en perdait presque son humour légendaire!

Quant à la couverture, elle est de loin la plus aboutie des 7 tomes.  Dans toute cette violence teintée de rouge, une petite lucarne vers la liberté reste visible...

"Il ne reste plus qu'une pièce pour terminer le puzzle et voir l'image apparaître tout entière...
(...)
La dernière pièce.
L'ultime.
Pour que la lumière soit."

VIVEMENT LE TOME 8!

Pour aller plus loin:

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Un petit commentaire, c'est toujours sympa...