mardi 14 février 2012

La playlist de Valkyrie Caïne et Skully Fourbery

Si vous avez lu le 1er tome des aventures de Skully Fourbery  de Derek Landy, vous n'êtes pas sans savoir que nous avons tous trois noms: celui avec lequel nous naissons - notre nom véritable, celui que nos parents nous donnent et celui que nous nous attribuons.  Le nom d'emprunt permet de protéger les deux premiers de tous les sorts de domination!

Stephanie Edgley, peu après sa rencontre avec le fameux détective Skully, se demande quel nom elle pourrait choisir.  Une maladresse de son père va la mettre sur la voie.

"Stephanie fut réveillée le lendemain matin par le vacarme de la chaine stéréo.  Son père avait voulu se brancher sur une station d'informations en continu, mais le bouton du volume lui était resté dans la main.  Résultat, au lieu d'écouter tranquillement un flash de circulation routière, ils avaient droit à la Chevauchée des Walkyries de Richard Wagner à fond."




Ce célèbre morceau se trouve dans l'opéra Die Walküre (en français La Walkyrie ou La Valkyrie selon l'orthographe d'origine) de Richard Wagner (prélude de l'acte III, scène 1). La première fut donnée à Munich en 1870.

Dans le livre "Trois noms...", Stephanie peut lire le conseil suivant:
"Le nom que vous prenez doit vous aller parfaitement, vous définir et être déjà connu de vous."

Désespérée par l'enlèvement de Skully, sous l'emprise psychique de China Spleen qui connait son nom et qui l'empêche d'agir à sa guise, la jeune fille ne sait plus quoi faire...
"Elle  n'avait aucun plan, aucune tactique et, à en croire Skully, elle était née sous le signe de Caïn.  Comprenne qui pourra."

C'est à ce moment précis où elle croit tout perdu qu'elle a la révélation de son nom d'emprunt, celui qui la protègera de toute tentative de mainmise sur son esprit:

"Valkyrie Caïne"

Plus tard, Skully sauvé des griffes de Serpine commentera ce choix avec humour:

"Valkyrie Caïne, hein?
- Vous ne trouvez pas ça idiot, j'espère?
- Au contraire, je trouve que ça sonne très bien.  Valkyrie.  Des guerrières qui récupéraient les âmes des morts sur les champs de bataille et les emportaient.  Un petit peu morbide, peut-être, mais je suis mal placé pour en juger, hein?  Techniquement parlant, je suis mort."





Quant à Skully, enfermé dans les geôles de Serpine, il siffle un air bien connu composé en 1962 par Antônio Carlos Jobim:


The Girl from Impanema



La version de 1964 avec Astrud Gilberto et Stan Getz au saxophone.



Qui a dit que la littérature jeunesse était limitée?

Retrouvez la chronique du tome 1, ICI.

2 commentaires:

  1. j'adore merci ta une cmt je pourrait faire pour trouver mon nom d'emprunte

    RépondreSupprimer

Un petit commentaire, c'est toujours sympa...