mercredi 22 février 2012

La playlist de Nathalie (La délicatesse)




Premier ACTE: Nathalie et François

Lors de son mariage avec François, Nathalie "se leva pour prendre le micro, et chanta un air des Beatles.  François était fou de John Lennon."



Troisième ACTE: Nathalie et Markus

Après sa deuxième soirée avec Markus, Nathalie écoute cette chanson de Souchon, L'amour en fuite qu'elle aimait écouter avec François.  Elle s'étonne d'être capable de l'entendre à nouveau.

Plus tard, lors de sa fuite avec elle, Markus, qui ne supporte pas le silence qui s'installe entre eux, branche l'auto-radio et cette chanson, La chanson de Nathalie, résonne alors dans la voiture.  Elle lui permet de renouer le dialogue...

"A la fin du morceau, elle demanda à Markus d'éteindre.  Elle voulait rester suspendue à cet air qu'elle avait tellement aimé.  Qu'elle avait découvert avec le film, dernier volet des aventures d'Antoine Doinel.  Elle était née à cette époque, et c'est un sentiment peut-être complexe à définir: mais elle se sentait issue de cet instant.  Comme le fruit de cette mélodie.  Son caractère de douceur, sa mélancolie parfois, sa légèreté, tout cela était parfaitement 1978.  C'était sa chanson, c'était sa vie.  Et elle n'en revenait pas d'un tel hasard."


Vincent Delerm avec la voix de Souchon (Bataclan 2009)
Caresses photographiées sur ma peau sensible.
On peut tout jeter les instants, les photos, c'est libre.
Y a toujours le papier collant transparent.
Pour remettre au carré tous ces tourments.

On était belle image, les amoureux fortiches.
On a monté le ménage, le bonheur à deux je t'en fiche.
Vite  fait les morceaux de verre qui coupent et ça saigne.
La v'là sur le carrelage, la porcelaine.

Nous, nous, on n'a pas tenu le coup.
Bou, bou, ça coule sur la joue.
On se quitte et y a rien qu'on explique.
C'est l'amour en fuite,
L'amour en fuite.

J'ai dormi, un enfant est venu dans la dentelle.
Partir, revenir, bouger, c'est le jeu des hirondelles.
A peine installé, je quitte le deux-pièces cuisine.
On peut s'appeler Colette, Antoine ou Sabine.

Toute ma vie, c'est courir après des choses qui se sauvent:
Des jeunes filles parfumées, des bouquets de pleurs, de roses.
Ma mère aussi mettait derrière son oreille.
Une goutte de quelque chose qui sentait pareil.
La liste des petits riens qui font que j'aime ce livre, c'est ICI.

2 commentaires:

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